mercredi 9 septembre 2015

Regards sur l'industrie culturelle québécoise!

Je vous invite à nous raconter comment fonctionne une partie de notre industrie qui vous intéresse. vous pouvez y aller à votre manière, même à la manière d'un synopsis...







Assez de mes petites histoires, vous, que savez-vous? que voulez-vous connaître?

17 commentaires:

  1. Depuis mon jeune âge, j’ai toujours eu une très grande passion pour les arts. Le monde artistique m’a toujours beaucoup plu. Les deux premières choses que j’ai faites sont la danse et le dessin. Ensuite, vers l’âge de quinze ans, ma meilleure amie m’a fait découvrir le chant. Puis, dans la même année, j’ai découvert une autre chose qui allait probablement m’intéressée : Le théâtre. Donc, l’année suivante, lors de mes choix de cours pour mon secondaire quatre, j’ai rapidement opté pour l’art dramatique. Au début, j’avouerais que j’étais un peu fébrile et stressée, car j’ai toujours été le genre de petite fille très réservée. Je ne parlais pas beaucoup dans les cours et j’étais plutôt timide. C’est d’ailleurs pourquoi je voulais faire de l’art dramatique. Je voulais me découvrir et me débarrasser de la gêne qui occupait mon corps depuis trop longtemps. Maintenant, vous vous demandez sûrement si je regrette mon choix aujourd’hui. La réponse est non. J’ai continué à faire de l’art dramatique en secondaire cinq et mon amour pour le théâtre est devenu encore plus fort. J’ai rapidement réalisé que je voulais faire de ma passion mon futur métier. Donc, lors de mon inscription au cégep, je n’ai pas hésité une seule seconde pour m’inscrire en littérature, théâtre et technologie au Cégep de Lévis-Lauzon. Puis, dès la première année de mon cégep, je pensais déjà aux inscriptions dans les écoles de théâtre. Malgré le fait que c’est extrêmement difficile de percer dans le domaine du théâtre, je n’avais pas l’idée d’abandonner mon rêve. J’étais consciente que 52,4 % des personnes diplômés dans des écoles de théâtre travaillaient à temps plein et que le salaire hebdomadaire était seulement de 625 $ en 2010 et que seulement une dizaine de personnes étaient prises lors des auditions finales dans les écoles de théâtre. Cependant, je n’allais pas pour autant me décourager. Je vais faire les auditions pour les écoles et donner tout ce que j’ai. Je n’ai jamais été aussi prête à me lancer dans un monde si incertain et si excitant.

    On ne vit peut-être pas à Los Angeles, mais ce n’est pas une raison pour ne pas suivre nos rêves. Regardez Anne Dorval. Elle n’habite pas là-bas et pourtant, elle est l’une de plus grandes comédiennes au Québec et vit très bien de son métier. Puis, malgré le fait qu’elle n’a pas été acceptée à l’âge de quinze ans à l’École nationale de théâtre du Canada, elle n’a pas abandonné son rêve. La preuve, suite à ses études en arts plastiques au Cégep de Trois-Rivières, elle a été acceptée au Conservatoire d’art dramatique de Montréal.

    N’ayez pas peur de l’ampleur de vos rêves. Puis, même si on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, je peux vous jurer que si vous n’osez pas dans la vie, vous aller regretter certaines choses que vous teniez énormément simplement parce que vous avez eu peur de prendre le risque d’échouer. La vie n’est pas toujours facile, mais si on n’essaye pas, on ne peut pas le savoir. Aussi, mes parents, qui me supportent et m’aident beaucoup dans mes démarches pour devenir comédienne, m’ont toujours répété que rien n’est impossible et que si on se concentre uniquement sur les points négatifs de quelque chose, on apprendra absolument rien.

    Finalement, promettez-moi de respecter les choses suivantes : croyez en vos rêves et à vos aptitudes, ayez confiance en vous-même, ne vous préoccupez pas des jugements des autres et de ceux qui vous empêcheront de réaliser vos rêves les plus fous, restez vous-même, prenez des risques et surtout, oser ! On a seulement une vie. Ne l’oubliez pas.

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    1. Wise words Val, rester soi-même est la chose la plus importante dans la vie. On accomplit les plus belles choses en restant la véritable personne en nous. ;)

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  2. Le domaine artistique est un domaine très délicat. Qu’il s’agisse du théâtre ou du cinéma, ces deux spécialités sont autant fragiles l’une que l’autre. Par contre, selon ma perception de la chose, le cinéma est un côté est un peu plus instable que le théâtre. Il est peut-être autant difficile de percer dans ces deux domaines, certes, mais le théâtre est une histoire qu’on peut modifier en vue de l’améliorer, plus le temps avance, tandis que le cinéma est la fabrication d’un produit qui ne peut être retouché au moment où il est complété. Donc, pour pouvoir percer dans la production de films, la production de ceux-ci doit être incroyable. Je m’explique. Lorsqu’une équipe travaille sur la production d’un film, leur produit final doit porter fruit, sinon le nom du réalisateur est plus ou moins ‘’sali’’ou ne fait pas parti des discussions quotidiennes de la population. De nos jours, tout le monde regarde les films au grand écran et un jugement critique est alors établi face au cinéma. En effet, soit les gens aiment ou ils n’aiment pas. Obtenir sa place dans la réalisation de films est un sujet chaud puisqu’on ne sait jamais à quoi s’en tenir avec le public. On ne sait pas si le public sera réceptif ou s’il rejettera tout. Il s'agit de la même chose face au théâtre, mais ce domaine est moins cruel. De plus, obtenir un rôle et pratiquer le métier d’acteur, de nos jours, est plus difficile qu’un autre métier ‘’de base’’, par exemple. En effet, devenir professeur ou même boulanger sont deux métiers dans lesquels il est plus facile de travailler que d'exercer le métier d’acteur. Les places sont limitées, tandis que tout le monde du monde artistique rêve de se retrouver au sommet de la gloire.

    D’un autre côté, même s’il est difficile de vivre du théâtre et que les enjeux concernant celui-ci soient semblables à ceux du cinéma, il est plus facile de pratiquer ce métier. Il est plus facile de produire une pièce de théâtre que de trouver du financement pour produire un film destiné au grand public. De plus, il y a tellement de rôles, dépendamment de la pièce, et de travail dans les pièces de théâtre qu’il est plus facile de combler de nombreuses tâches. On voit dans les ‘’making of’’ des films qu'en arrière de la caméra, plusieurs personnes travaillent à la production du film quelconque, mais le théâtre demande l'attention particulière d'une troupe qui doit tout gérer pour qu'à chaque soir de représentation d'une pièce, celle-ci soit parfaite.

    Il est également plus courant de concevoir une pièce et de la mener au grand public que de faire passer son film dans les salles. Selon ma propre vision, trouer la barrière menant au métier de comédien est plus facile que d’obtenir une place dans le cinéma, même si ces deux domaines sont très difficiles, au départ. Par exemple, si l’on compare une carrière dans le cinéma Hollywoodien à une carrière dans le théâtre québécois, percer à Québec est disons plus facile. Obtenir un titre prestigieux en tant que comédien est plus accessible et marque plus les gens. Il est plus simple et efficace de se créer en tant qu’artiste de pièce de théâtre, qu'en tant qu'acteur qui fait un seul film et que, par la suite, perd son titre face aux autres et soit oublié.

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  3. Il est vrai qu’on a besoin de beaucoup de gens pour faire des films, mais le théâtre possède un élément important qui le démarque du cinéma et qui le rend plus amusant. La pratique. Le théâtre requiert de nombreuses pratiques et il faut que le texte soit fluide devant public. L'harmonie d'une troupe est aussi un élément attrayant. D'un autre côté, le cinéma nécessite, certes, de la mémorisation de texte, mais la production de scènes coupés ou de séquences freinent la fluidité de la parole.

    Il existe, certes, plusieurs opinions sur ce sujet, mais les paroles ci-dessus représentent ma pensée. Il est certain qu'en tant qu'étudiante en théâtre et cinéma que je veux percer dans ce métier. Ma réflexion ne fait que me montrer que je m'aligne pour quelque chose de difficile. Et même là, certains, dans la vie, auront la vie facile dans ce domaine et d'autres ne l'auront pas. J'essaie de tracer ma vie le plus proche possible de ma visée. Je sais également que le business cinématographique n'est pas accessible à tous, même si on le veut de tout notre cœur. Le courant des choses et les efforts que l'on met dans notre vie sont les seuls éléments qui influenceront notre avenir... vous m'en donnerez des nouvelles.

    (suite)

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  4. Elle scrute son avenir et ne voit que théâtre, un avenir coloré d’une rouge passion. Elle vise le sommet de l’industrie québécoise: l’École Nationale de Théâtre du Canada. Elle s’abreuvera de l’enseignement des meilleurs et son talent ne pourra que croître.

    Elle adore l’art de se mettre dans la peau d’un autre. Le pouvoir de transmettre son âme à un inconnu par la force des mots et du corps, par la force de l’esprit. Elle a une admiration infinie pour ceux qui savent la faire pleurer même au travers d’un écran, la faire rire avec un presque rien placé exactement au bon moment. C’est un art qu’elle souhaite maîtriser. C’est un art qu’elle va maîtriser.

    Coaching pour les auditions de l’école, une étape cruciale. Elle y met du temps, de l’argent et quelques larmes de découragement. Jamais la passion ne meurt, mais la pression de son coach lui fait relativiser les choses, elle se remet en question. Tout ne fait que commencer.

    Audition 1, audition 2, stages. Ses pensées sont accaparées. Ses textes jouent dans sa tête, la précédente année l’a plongée dans une introspection malsaine. Elle a réussi. 4750$ bien sonnants investis dans sa scolarité. Elle a sa place. Elle fera partie des grands.

    De sa cohorte, trois abandonnent. Ils peinent à payer leur loyer, cette vie a drainé leur passion. D'autres, qui ont tous à différents moments réussi à lui arracher des larmes par la justesse de leur jeu, apparaissent parfois à l'écran, mais seulement comme figurants dans Yamaska.

    Où est la part du talent dans la réussite? Elle persévère, mais ne peut s'empêcher de devenir aigrie. Les mêmes visages sur les scènes, les mêmes visages sur les écrans. Pendant que tout son réseau, les finissants des grandes écoles, peine à manger à sa faim.

    Automne 2015. Alors qu'elle feuillette le journal de Montréal, elle aperçoit un article qui la met en rogne: Serge Prostigo ouvre des auditions publiques pour sa pièce Mary Poppins.
    "On veut vous voir vous, oui, vous à la maison! On cherche le talent qui n'est jamais sorti du salon!", lance un Prostigo enthousiaste.

    Elle est outrée. Elle connaît des gens au talent brut, qui empilent les auditions sans rien obtenir. Des gens formés par l'élite du théâtre, des artistes! Et on ose, pour une production à grand budget, solliciter les madames qui aiment bien le théâtre? Elle ignore s'il y a une part d'orgueil dans son impression de profonde injustice.

    La comédie musicale Mary Poppins est présentée au théâtre Saint-Denis. Encensée par la critique. Le rôle principal est joué par Julie Frenette, qui sort pour un été de son rôle habituel de comptable. Touchante, talentueuse, adorable.

    Dans la foule, un groupe de finissants de l'école nationale est venu assister à ce qu'ils croyaient être le meurtre de l'art. Ils auraient voulu détester, mais ce ne fut pas le cas.

    Même issus des grandes écoles, les acteurs de formation devront continuer à se battre pour vivre de leur passion, et ne verront que quelques heureux élus se hisser au sommet. Et ils devront admettre: au fond, peut-être que l'art ne s'apprend pas sur les bancs d'école.

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  5. Le film Birdman m'a amené à me questionner énormément. J'en suis venu à me poser la question suivante: comment vivre une vie de célébrité au Québec?
    Il est certain que le marché américain à le monopole sur une grande partie du cinéma mondial. Selon mes recherches, «les films américains prennent beaucoup de place dans les salles, entre 70 à 75%, et son plus souvent en 3D». Ce qui ne laisse que 25 à 30% pour le cinéma étranger, québécois et français. Les probabilités d'être vu et reconnu au niveau mondial est de beaucoup diminué! On peut donc en conclure qu'il est bien plus difficile de percer au Québec qu'aux États-Unis. Malgré les nombreux programmes offerts au Québec, la demande n'est pas assez grande pour combler toutes ces âmes passionnées. La raison pour laquelle il n'y a pas assez de demande est toute simple: l'argent. Il n'y a pas assez de production cinématographique québécoise qui font leur entrée dans les salles, car les producteurs sont souvent limités dans leur budget. Moins il y a de films à l'affiche, moins il y a d'acteurs, moins il y a de chances de percer. C'est une roue interminable! Au contraire, les États-Unis produisent de nombreux films à plusieurs millions de dollar. Ainsi, la demande est plus grande et fait place à un plus grand nombres d'acteurs.
    Lorsqu'on compare les acteurs québécois célèbres et les acteurs américains célèbres, ont voit un écart de chiffre assez important. Les acteurs québécois considérés ''célèbres'' ce compte sur deux mains, alors qu'aux États-Unis, le décompte est long. En plus, ce sont toujours les mêmes qu'on voit partout dans le cinéma québécois. Il n'y a pas de place à la nouveauté! Le cinéma américains offre une belle brochette d'acteurs, tous aussi différents les uns que les autres. Bien sûr, comme partout, il y en a des plus connus que d'autre, mais chacun obtient sa chance et les plus talentueux la conserveront longtemps. Cependant, j'ai remarqué qu'il y a très peu de nouveaux visages sur les écrans anglaises. On a l'impression que la relève n'est pas énormément présente, alors qu'au Québec on entend constamment parler de nouveaux talents! N'est-ce pas ironique? Là où la demande est la moins grande est la place que tous convoitent, alors qu'il y a champ libre du côté américain... Au Québec, les auditions pour des grands rôles se font rares... Il s'agit souvent de figuration ou d'un épisode dans 30 vies! De toute façon, le bottin des artistes est tellement rempli, qu'il n'y a pas beaucoup de place pour la concurence. Ca me fait penser aux auditions ouvertes pour Mary Poppins qui avaient été annoncé dans le journal. Les artistes étaient outragés de laisser leur place à n'importe qui, car plusieurs d'entre eux doivent vivre avec plusieurs emplois pour arriver. Je suis d'accord avec eux. Il ne faut pas chercher trop loin alors qu'on a des acteurs de talent à proximité!
    Je crois qu'il est plus simple de percer en dehors de nos frontières, car l'accessibilité y est plus grande. Le plus dur est de franchir la barrière des langues et d'être au courant de la scène internationale. Mais au fond, peut importe nos buts dans la vie, qu'il s'agisse de rester au Québec ou de faire le tour du monde avec notre art, l'important c'est de ne pas lâcher. Les preuves sont faites: c'est avec un travail acharné qu'on accompli de grandes choses. Après tout, malgré les difficultés, tout est possible, n'est-ce pas ? Beaucoup trop de talents restent dans l'ombre, laissons-les s'exprimer!

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  6. Franchise vendue, fans déçus; traitrise ou innovation? Star Wars : The Force Awakens pourrait bien être ce qui occasionnerait le retour, même mineur, des «effets pratiques» dans l'industrie du cinéma hollywoodien, comme le suggère certaines sources du plateau. Marionnettes et animatroniques à profusion, l’ambiance qui règne n’a rien à voir, et encore moins à envier,à la prélogie désastreuse signée par Georges Lucas qui abusait trop fortement des images de synthèse, selon les dires. Tout cela pour rassurer les fans? Peut-être bien. Malgré tout, les représentants de la production ne manquent pas une occasion de vanter l’aspect technique et matériel du tournage actuel, tant au niveau des costumes que des décors dits «naturels». Lors du dernier Comic-con de San Diego, les passionnés de science-fiction ainsi que les plus grands amateurs de la franchise on put avoir un bref aperçu privé des coulisses de la nouvelle et peu attendue trilogie, démontrant un tournage, soi-disant «authentique». Espérons simplement que J.J Abrams tienne sa promesse pour le bien et la réputation de la série mythique. Bien entendu, l’utilisation de maquettes et effets spéciaux dit-on plus «naturels et pratiques» ne garantit pas automatiquement la supériorité de l’œuvre quant aux films qui utilisent presque exclusivement le numérique, citons ici le nouveau Godzilla qui est un exemple de cette utilisation brillante du CGI. Mais, quoi qu’il en soit, l’approche vintage a de quoi rassurer les fans et de même, insuffler «un nouvel espoir» parmi les amateurs de l’ancienne génération.

    Pourtant, les films qui réussissent à se glisser dans les hauts classements du box-office sans l’utilisation abusive de trucages technologiques sont de moins en moins nombreux, c'est évident. Les «visual effects» sont-ils devenus des armes indispensables au succès et à la satisfaction de tous? C’est ce que j’en ai déduit lorsque j’ai visionné le dernier Hobbit et vu, avec horreur, la scène ridicule où Orlando Bloom gravit, en défiant la gravité et les cheveux au vent, des ruines en chute libre telles des marches en suspension. Il faut dire que la gamme d’effets spéciaux réalisables à présent est, si l’on veut, infinie. Car grâce au CGI, même les fantasmes les plus étranges des réalisateurs ont la chance de devenir réalité à l’écran, et parfois, l’hyperréalisme finit par s’éloigner de la réalité, coupant toute crédibilité à cause de la surenchère technologique. Est-ce vraiment ce que le public désire?

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    1. De quoi tu parles, la scène de Legolas était vraiment réaliste! ;)

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    2. Mais sérieusement, pourquoi penses-tu que nous désirons autant l'authenticité dans une industrie qui est pourtant tout sauf authentique à la réalité?

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    Plus près de nous, la compagnie montréalaise Hybride a le vent dans les voiles et ne semble pas prête de s’arrêter : Avatar, Hunger Games, Jurassic World… Le studio d’effets visuels s’est taillé une place de choix dans l’industrie du cinéma et brasse même plus de 80% des affaires dans le milieu hollywoodien. Un avenir assuré pour la boîte québécoise d’à peine 100 employés? Pas certaine. Il en va de même pour la firme québécoise Rodeo FX qui a créé tous les effets numériques de Birdman. Néanmoins, des géants du cinéma tels que James Cameron s’évertuent à dire que la 3D est l’avenir de l’industrie et qu’en plein essor, elle n’a jamais été aussi sollicitée pour répondre aux exigences de plus en plus farfelues, bien que non-révolutionnaires, des producteurs. Il suffit, pour se convaincre, de regarder les chiffres du box-office mondial : tout ce qui fonctionne le plus auprès du public général nécessite l’apport soutenu des effets spéciaux qui vont jusqu’à recréer la moindre parcelle du visuel, mais sans renouveler leur créativité. Le public ne ressent plus de douleur ni de peur face à un Bruce Willis qui s’élance dans le vide du haut d’un gratte-ciel; il n’y a plus d’excitation devant des villes entières qui s’effondrent ou en voyant des comètes qui foncent à vive allure vers la Terre. La surenchère technologie chercherait-elle à compenser pour une baisse qualité des scénarios ou une panne de créativité? Les producteurs sont en droit de se demander si leur public chéri ne se serait pas lassé de toutes ces prouesses inhumaines et s’il recherchait du vrai, plutôt que du parfait. Et finalement, quand tout ce qu’on voit à l’écran dépasse l’imagination humaine avec une performance inquiétante, est-ce que cela reste du cinéma?

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  8. Ceux qui choisissent le métier d'acteur m'apparaissent très courageux. En général, choisir le domaine artistique est audacieux en soi, mais je dois dire que ceux qui se soumettent à l’œil public m'impressionnent, car je serais probablement incapable de faire le même choix. Évoluer devant un auditoire, c'est être constamment jugé ou critiqué sur des critères aussi futiles que l'apparence physique. On observe ce phénomène tout particulièrement à Hollywood, où les acteurs semblent changer leur apparence de façon permanente seulement pour plaire. Ce culte du paraître entretenu par l'industrie culturelle me semble contraster de façon assez marquante avec la définition du théâtre. Acter, c'est oublier complètement sa propre personne pour devenir quelqu'un d'autre. Pourtant, nous nous intéressons souvent plus à la personne qui joue qu'au personnage lui-même, ce qui entraîne cette obsession que nous avons pour les acteurs et autres célébrités de ce monde. Pourquoi certains ressentent-ils le besoin d'idéaliser de parfaits inconnus? Se projeter sur ces acteurs devient non seulement néfaste pour soi-même, mais aussi pour l'acteur. Ce rapport malsain entre l’observateur et l'observé place ce dernier sur un piédestal. Son ego dépend donc alors du regard posé sur lui et il s'en nourrit voracement. Les début son glorieux, car il est beau, jeune et talentueux, mais c'est ce qui fait que la chute est encore plus grande lorsque les premiers signes de vieillissement apparaissent. L'industrie du cinéma est un milieu où il est effectivement très difficile de vieillir. C'est un sujet tabou, particulièrement pour les femmes. Dès que quelques rides apparaissent, les critiques fusent. D'un côté, celles dont les rides sont trop apparentes reçoivent de moins en moins de rôles, mais de l'autre, celles qui ont trop recourt au bistouri sont aussi moquées. En gros, il n'y aucune situation gagnante. Contrairement à plusieurs de leurs comparses masculins, les actrices vieillissantes semblent être reléguées aux oubliettes. Où sont les vieux personnages féminins? À part le rôle de la vieille mégère créé afin de divertir, on conçoit relativement peu de rôles complexes de gens âgés, ce qui m’apparaît être une grande perte!

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  9. « T’étudies en Théâtre et Littérature? Tu vas faire quoi avec ça? »
    Vous vous êtes sans doute tous fait poser cette question, aussi fatigante soit-elle. C’est pourtant une question qui se pose. Moi-même, c’est elle qui m’a fait douter. Il suffit juste de fouiller un peu pour trouver les innombrables possibilités que nous avons à porter de main. Comme plusieurs le savent déjà, j’ai passé une session en sciences humaines. Une session dans un programme que je détestais parce que je n’étais pas assez informée sur le programme de littérature et théâtre. Une session complète pour finalement aller étudier dans quelques choses qui me rejoint beaucoup plus et qui ouvre presque toutes les mêmes portes.
    Voilà pourquoi je crois qu’il est important que nous discutions de ces options.
    Les possibilités sont immenses. On peut se diriger en enseignement primaire, secondaire et même collégiales ou universitaire si l’envie nous prend! C’est d’ailleurs la première (et parfois seule) options à laquelle pensent ceux qui ne sont pas assez informé. « Ah, tu étudies en littérature pour devenir prof! » Non, pas nécessairement. Nous avons aussi accès à tous les programmes universitaires qui ne demande aucun Diplôme d’Études Collégiales en particulier, tel que Communication, Journalisme, Publicité, etc. On peut aussi devenir écrivain, ou scénariste.
    Évidemment, il est possible de se concentrer sur la branche du théâtre. Or, il ne s’agit pas simplement de devenir comédiens; il y a aussi plusieurs options, tel que professeur d’art dramatique, scénographe, auteur dramatique, et j’en passe! De plus, la formation n’est pas qu’offerte dans les conservatoires ou l’École Nationale. Elle peut aussi être offerte dans diverses universités. Il est toutefois vrai qu’il y a beaucoup d’appelé et peu d’élus, mais grâce à l’aide des coaches et les agences artistiques, il est possible de s’améliorer et même de percer au petit écran!
    Ceci n’est qu’une petite liste de tous ce que nous pouvons faire une fois que notre diplôme sera entre nos mains. Bien entendus, il y en a plusieurs autres. Il suffit juste de s’informer correctement. Maintenant, vous saurez quoi répondre lorsque quelqu’un vous demandera pourquoi vous vous lancez dans le milieu culturel québecois.

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  10. Félix Bouchard Langlois22 septembre 2015 à 14:08

    La surprenante vertu de la créativité

    L’impression que tout a été fait. Le sentiment que moi, aussi imaginatif que je puis l’être, n’arrivera jamais à un résultat se démarquant du blanc et noir de l’écriture populaire. Que mes propres couleurs finissent toujours délavées par les idées des autres. Vouloir innover, mélanger des émotions au travers d’une nouvelle recette, éclater les cellules de mes lecteurs. Beaucoup de désirs mais trop peu de matière. Trop peu de nouveaux ingrédients pour façonner ma pâte scénographique.

    L’impression d’être prisonnier entre quatre murs beige, érigés par une industrie morne; un système capitaliste qui classe les idées selon leurs valeurs monétaires. Une sorte de mécanique qui place quelques pions au cœur du succès international et repousse les autres en dehors de l’enceinte protégée par une masse, victime du cinéma américain. Une masse gavée d’une nourriture fade, sans couleurs ou textures. Un amas d’individus qui n’osent pas lever les yeux de leurs assiettes pour découvrir le plateau d’artistes qui se tiennent là et qui ne demandent qu’à être dévorés des yeux et du cœur.

    L’impression que le métier d’artiste est en voie de disparition, que ma plume ne trouvera bientôt plus papier. Avec les coupures budgétaires sur la peau de la culture et les grandes compagnies qui avalent les plus petites, l’originalité et l’excentricité peinent à se tenir debout dans la foule créative du Québec. Dans un endroit où l’art est source d’affirmation, où l’écriture, la chanson et le cinéma sculptent notre identité, les artistes doivent se battre pour vivre et devenir. Une richesse inestimable, une ressource renouvelable qui ne demande qu’à être consommée.

    L’impression que, tout de même, l’art ne mourra jamais. Cette magnifique bête trouvera toujours son souffle sur la pointe d’un crayon, au coin d’une feuille blanche ou à travers la lentille d’une caméra. Peu importe le salaire, peu importe l’importance qui lui sera accordé, l’art jaillira, de mon âme et de celles d’un million d’autres. La créativité vivra au-delà du temps et de l’espace, absolue et puissante. Même si mes écrits s’inspirent d’hier et qu’ils deviendront poussière demain, je pose mes idées sur cette feuille et je crée l’aujourd’hui.

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  12. J’ai toujours été fascinée par le monde des arts, mais plus précisément : la scène. Donnez-moi une scène, un public et vous faites de moi une fille heureuse. Que ce soit en dansant, en jouant de la musique ou en faisait du théâtre j’ai toujours voulu qu’on me regarde, car oui, j’ai envie de crier au monde entier : Je suis là !

    Mais il arrive un moment où, même si l’on aime plus que tout ce que l’on fait, on ne peut pas nécessairement juste se consacrer à cela. Pourquoi ? Certains diront que ce n’est pas payant, que ce n’est pas ça la vraie vie. La vraie vie. C’est quoi au fond ? Et si je vivais de mon art ? Et si je sautais dans le vide ?

    Ce qui m’amène à penser à l’aspect plus économique de ces métiers-là. Prenons par exemple le théâtre versus le cinéma. Personnellement, je crois qu’au final le cinéma est plus rentable que le théâtre en tant qu’acteur.

    En effet, au théâtre c’est un investissement de sois sans relâche, il y a peu de place à l’erreur et lorsque le contrat est fini il en reste quoi ? Les souvenirs et les critiques.

    Si au contraire, on prend le métier d’acteur de cinéma, on tombe dans un monde totalement différent. Il est vrai que c’est un investissement de soi aussi valable que celui du théâtre, mais la place à l’erreur est mieux accueillie et un coup que le film est fini de tourner il en reste quelque chose de physique et bien réel. Le film.

    De plus, économiquement parlant, le film continuera toujours de ramener des profits tant qu’il sera vendu, écouté, et ce, sans parler des produits dérivés dans certains cas.

    Bref, si j’ai l’occasion de pouvoir vivre de mon art, je pencherais plutôt pour le cinéma, car malgré tout, l’argent est un frein considérable à notre avenir.

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  13. Il m’arrive parfois de regarder un film et de me dire : «Je n’aurais pas fait ça comme ça, l’acteur aurait dû attendre plus longtemps avant de tourner la tête, son rire n’était pas sincère.» Pour moi, c’est flagrant que c’est quelque chose qui aurait facilement pu être amélioré ou modifié, pourquoi est-ce que personne n’a vu ça? C’est certain que si j’étais passé par hasard sur le plateau de tournage et que j’avais vu ça je me serais rongé les ongles à l’envie de leur dire ma façon de voir comment le jeu d’acteur pourrait être, mais je serais premièrement détestable et deuxièmement pas suffisamment qualifié pour faire ça. Mais qui l’est? Il y a-t-il une formation miracle pour ça? Forcement pas. Il n’y a pas de miracles pour ces choses-là. Seulement beaucoup de travail et du talent. Mais quel serait le meilleur moyen pour y parvenir? Selon-moi c’est comme être chef-cuisinier. Pour savoir comment bien former un plongeur et ne pas le mettre à bout, il doit être passé par là lui aussi. Un directeur d’acteur doit lui aussi être passé par le jeu d’acteur pour bien comprendre son rôle et celui des autres. Non pas que les acteurs sont inférieurs au directeur, car, comme le plongeur, ils sont essentiels. Plusieurs directeurs d’acteurs sont passés par ce chemin comme Mel Gibson, George Clooney, Woody Allen, Clint Eastwood et même Charlie Chaplin. C’est pourquoi il me porterait à croire que le meilleur moyen de devenir un bon directeur, c’est d’être passé par tous les rôles.

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  14. Un rêve plus grand que nature?
    On a tous eu ce rêve d'enfant de vouloir devenir acteur comme ces célèbres acteurs hollywoodiens que nous chérissons tant, mais en grandissant quand ce rêve devient notre aspiration on fait face à plusieurs moments d'incertitude profonde.

    Dans cet univers, la gloire n'est jamais garantie ... Faire des années d’études et s’endetter de plusieurs milliers de dollars et ne pas avoir la certitude d'être un acteur prospère ou même d'avoir des contrats… voilà ce que la vie réserve aux comédiens. D’ailleurs, il se peut même que des personnes n'ayant pas eu de formation professionnelle soit plus en demande que les grands diplômés. Ce qui en vient à se demander si ce qui est réellement le plus important c'est les connaissances académiques ou bien le talent brut a l'état pur?

    Par exemple, TVA nouvelles à récemment lancer une audition ouverte, ce qui sema réellement la controverse. Nous pouvons aisément en prendre conscience dans les actualités de Facebook alors que Claudia Raby, une enseignante en Littérature au cégep de Lévis Lauzon, donne son opinion sur le dit sujet: "Je suis bouche bée: on fait un concours public pour un poste professionnel alors que tant de CV de journalistes formé(e)s s'empilent sur les bureaux... Aussi la description des qualifications requises laisse-t-elle croire qu'il suffit de sourire, d'être matinal et d'aimer être dehors. Où sont la maîtrise du français à l'oral et la rigueur de l'information dont font preuve les journalistes météo? ".

    D’un côté, n’a-t’elle pas raison? Ou bien cette manière de procédé permet-elle à ceux qui n’ont pas les moyens de se payer une formation, de pouvoir réaliser leurs rêves? C’est un débat qui perdurera et restera mitigé pendant des décennies et même plus.


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